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Le parcours riche et déterminé de Marc Julien Saint‑Hilaire

Chaque année, la formation professionnelle attire des élèves aux parcours variés, animés par le désir d’apprendre un métier concret et porteur d’avenir. Marc Julien Saint‑Hilaire fait partie de ceux dont le chemin se distingue par sa richesse et sa volonté d’évoluer. Nous l’avons rencontré pour discuter avec lui.

Peux-tu nous parler un peu de toi et de ton parcours avant d’arriver en formation professionnelle ?

Je suis originaire de la Martinique. J’ai vécu près de vingt ans en France avant de m’installer au Québec avec ma famille, dans l’idée de changer de vie. Mon parcours est plutôt atypique : j’ai exercé plusieurs métiers au fil des années : mécanicien automobile, musicien, moniteur d’auto-école, agent de sécurité, toujours avec cette envie d’apprendre et de comprendre comment les choses fonctionnent.

Nous avons choisi de nous établir à Sorel‑Tracy pour sa qualité de vie, son centre-ville vivant, sa proximité avec l’eau et son côté humain. Ma conjointe, infirmière de profession, a rapidement trouvé sa place dans le réseau de la santé. De mon côté, je me suis posé une grande question : comment rassembler toutes mes expériences dans un métier qui me ressemble vraiment ?

Qu’est-ce qui t’a motivé à suivre une formation en électromécanique ?

L’électromécanique s’est imposée naturellement. C’est un métier qui rassemble tout ce que j’ai touché auparavant : l’électricité, l’électronique, la mécanique, la résolution de problèmes. Je cherchais un domaine stimulant, non routinier, où chaque journée est différente. Ce que j’aime particulièrement, c’est le côté dépannage et analyse : on ne sait jamais d’avance quelle sera la panne, il faut chercher, comprendre, réfléchir.

C’est un métier en constante évolution, qui offre aussi de nombreuses possibilités de formation continue et de spécialisation. Pour moi, c’est un vrai métier d’avenir.

As-tu rencontré des défis ou des obstacles dans ton parcours scolaire ? Comment les as-tu surmontés ?

Le principal défi n’a pas été la matière, mais l’aspect humain. J’ai toujours travaillé de façon très autonome, souvent à mon compte. Me retrouver dans une classe avec une vingtaine de personnes que je n’avais pas choisies a été confrontant.

Apprendre à collaborer avec des gens aux rythmes, aux personnalités et aux façons de travailler très différentes a été un réel apprentissage. Ça m’a forcé à développer ma tolérance, mon écoute et ma capacité d’adaptation. Avec le temps, j’ai compris qu’on ne peut pas toujours changer les autres, mais qu’on peut ajuster sa façon de travailler avec eux, et parfois aussi accepter que certaines collaborations ne fonctionnent pas.

Quel rôle ont joué tes enseignants et les membres du personnel dans ta persévérance et ta réussite ?

Les enseignants ont joué un rôle central. Ce sont des gens issus du milieu industriel, avec une grande expérience terrain. Ils ne se contentent pas d’enseigner la matière : ils prennent le temps de comprendre qui nous sommes, nos forces, nos limites, et comment nous préparer concrètement au marché du travail.

Ils nous apprennent surtout à réfléchir, à analyser et à développer les bons réflexes, plutôt que d’apprendre par cœur. Cette approche humaine et personnalisée m’a beaucoup aidé à rester motivé et engagé dans ma formation.

Y a-t-il un moment marquant ou une réussite dont tu es particulièrement fier depuis le début de ta formation ?

Je ne suis pas quelqu’un qui se donne facilement des tapes dans le dos, mais s’il y a une chose dont je suis fier, c’est d’avoir repris confiance dans les aspects plus théoriques, notamment les mathématiques. Je n’ai pas un parcours scolaire traditionnel très académique, et revenir à des notions plus complexes en électromécanique n’était pas gagné d’avance.

Le fait d’avoir persévéré, compris et réussi ces portions-là m’a prouvé que la formation professionnelle n’est pas une voie « facile », mais une voie exigeante et valorisante.

Quelles sont les ressources ou les stratégies qui t’aident à rester motivé et à persévérer ?

Ma motivation vient surtout du sens que je donne à ce que je fais. J’ai besoin de comprendre pourquoi j’apprends quelque chose et comment je vais l’utiliser concrètement en entreprise.

L’environnement de formation aide beaucoup : le soutien des enseignants, la qualité des échanges, l’accès à du matériel pertinent et le fait de se sentir considéré comme une personne, pas seulement comme un élève. J’utilise aussi beaucoup l’autoformation et les outils numériques pour approfondir certains sujets à mon rythme.

Quel conseil donnerais-tu à une personne qui hésite à aller en formation professionnelle ?

Je lui dirais de ne pas se fier aux idées reçues. La formation professionnelle demande de la rigueur, de la réflexion et de l’engagement. Ce n’est pas une voie de dernier recours, c’est une voie concrète, intelligente et très valorisée sur le marché du travail.

Si tu aimes comprendre, apprendre par la pratique et voir le résultat concret de ton travail, la formation professionnelle peut être une excellente décision, peu importe ton âge ou ton parcours.

Quels sont tes objectifs pour l’avenir, que ce soit sur le plan académique ou professionnel ?

À court terme, je souhaite intégrer le marché du travail en électromécanique et continuer d’apprendre en entreprise. À plus long terme, j’aimerais me spécialiser, évoluer vers des projets plus complexes et continuer à me former, notamment en lien avec les nouvelles technologies et l’automatisation.

Pour moi, l’apprentissage ne s’arrête pas à l’obtention du diplôme.

En quelques mots, que représente pour toi la persévérance scolaire ?

La persévérance scolaire ne se force pas : elle s’installe quand on apprend quelque chose qui nous parle vraiment. Quand on développe un savoir-faire concret et utile, la motivation devient naturelle, et persévérer n’est plus un effort, mais une habitude.

La persévérance, c’est aussi apprendre à se connaître, à accepter ses défis, à demander de l’aide quand il le faut et à continuer d’avancer, même quand ce n’est pas simple.