Chaque matin, Martin Latour entre dans sa classe de l’école Martel avec plaisir pour relever les défis du quotidien avec ses élèves. L’enseignant en adaptation scolaire depuis 25 ans nous a raconté comment il a choisi cette carrière où la routine n’existe pas.
Une vocation née de rencontres marquantes
C’est au secondaire que Martin a eu le déclic. « Il y a des enseignants qui ont eu une influence sur moi, qui m’ont incité à emprunter cette voie-là », raconte-t-il. Curieux et sociable, il a toujours été attiré par les relations humaines et les environnements dynamiques. L’adaptation scolaire s’est imposée comme un choix naturel : « C’est un défi au quotidien. Chaque jour est une nouvelle aventure. »
Un quotidien sans routine, mais rempli de sens
Dans sa classe, Martin accueille des élèves du programme Soutien à l’encadrement psychosocial provenant de tout le territoire du centre de services. Ces jeunes présentent des profils variés : troubles du comportement, TSA, syndrome de Tourette, anxiété, et autres diagnostics. Il doit donc s’adapter constamment selon la réalité de sa classe. « On peut faire la plus belle des planifications, préparer les plus beaux projets… ça reste une boîte à surprises », explique-t-il avec humour. « Il faut toujours penser à se réinventer, à avoir un plan B, un plan C… parfois même un plan Z ! »
Une équipe soudée autour des élèves
Depuis 15 ans, Martin travaille en tandem avec Stéphane Chrétien, technicien en éducation spécialisée. Ensemble, ils ont développé une complicité professionnelle qui fait la force de leur classe. « On se complète très bien », dit-il. Ils sont aussi épaulés par une psychoéducatrice présente en tout temps, formant une équipe solide et bienveillante autour des jeunes.
Martin joue également un rôle de mentor auprès des futurs enseignants. Il accompagne actuellement Marc-Antoine Lavallée, stagiaire de 4e année. « Mon rôle, c’est de le préparer, de le guider, de lui donner des consignes claires. »
Des réussites qui rayonnent au-delà de l’école
Ce qui rend Martin le plus fier, ce sont les parcours de ses anciens élèves. « C’est une fierté de voir qu’on a des jeunes qui ont travaillé à la centrale nucléaire de Gentilly, ou chez Rio Tinto. » Pour lui, ces réussites sont la preuve que « même si on vit des difficultés, il est toujours possible de tracer sa propre voie vers le succès. »