Accueil Actualités Voir ses élèves réussir, c’est sa plus grande fierté !  

Voir ses élèves réussir, c’est sa plus grande fierté !  

Dans les classes et les ateliers du Centre de formation professionnelle de Sorel-Tracy, Nicolas Desrosiers partage bien plus que des notions d’électricité : il transmet une passion. Ancien électricien sur les chantiers de construction, il a choisi de faire le saut vers l’enseignement pour former la relève dans un métier en forte demande. 

« Le contact humain, le fait de partager ses connaissances, c’est quelque chose que j’aimais déjà faire dans le milieu de la construction avec des apprentis électriciens. Je me suis dit : pourquoi ne pas en faire mon métier? », raconte Nicolas Desrosiers, enseignant en électricité depuis deux ans au CFP de Sorel-Tracy. 

Son quotidien? Accompagner des groupes d’une vingtaine d’élèves dans un apprentissage concret. « Ce que j’aime comme enseignant, c’est de voir les élèves partir de presque rien et, à la fin, être fiers de ce qu’ils ont accompli par eux-mêmes. » 

Un métier polyvalent et stimulant 

Nicolas connaît bien ce cheminement : il a lui-même complété son DEP en électricité il y a une douzaine d’années. « Quand tu sors du secondaire et que tu entres directement dans ton métier, c’est concret. Les études durent environ 1 800 heures, soit un an et demi. » 

Pour lui, l’électricité est un domaine stimulant : « Le métier d’électricien est très large. Environ 80 % des diplômés se dirigent vers la construction, mais il existe aussi des débouchés en industrie ou chez des fournisseurs d’électricité », souligne Nicolas. 

Ce qui rend la profession unique? « Ce n’est pas seulement manuel, c’est aussi intellectuel. Il faut user de logique. 

Les défis : persévérance et travail d’équipe 

Former des électriciens, c’est un travail collectif. « Ce n’est pas seulement moi qui amène l’élève vers la réussite. On a des professionnels pour soutenir les élèves en difficulté, et entre enseignants, on se partage les modules. Les réunions d’équipe sont essentielles », insiste Nicolas. 


Les défis? « Pour les élèves, la partie théorique est souvent plus difficile. Ils adorent l’atelier, mais il faut apprendre les normes et les calculs avant de les appliquer. Pour moi, le défi, c’est de rester dans une ligne directrice et de ne pas vouloir trop en montrer. Je veux qu’ils soient prêts pour le marché du travail. » 

La fierté de voir ses élèves réussir 

Ce qui le rend le plus fier? « Voir le cheminement des élèves. Quand un élève en difficulté persévère et réussit, c’est une fierté partagée entre lui et l’enseignant. La réussite, c’est un travail d’équipe ! »