Chaque année, la Formation générale des adultes accueille des élèves au parcours unique, animés par le désir de poursuivre leurs études et d’atteindre leurs objectifs. Jérémy Beaulac‑Thibeault fait partie de ceux dont le chemin inspire par sa détermination et sa constance. Nous l’avons rencontré pour discuter avec lui.

Peux-tu nous parler un peu de toi et de ton parcours avant d’arriver en formation générale des adultes ?
J’ai suivi un parcours scolaire traditionnel : j’ai complété mon primaire, puis mon secondaire. Toutefois, ce cheminement n’a pas été sans embûches. Au secondaire, j’éprouvais des difficultés dans plusieurs matières, notamment en anglais, en français et en histoire. Mes notes étaient faibles et les échecs fréquents. Malgré cela, je faisais beaucoup d’efforts, car je souhaitais obtenir mon diplôme d’études secondaires (DES). J’étudiais donc deux fois plus afin d’atteindre cet objectif. Malheureusement, j’ai échoué trois matières importantes de 4e secondaire, essentielles à l’obtention du DES. C’est ainsi que j’ai décidé de poursuivre mon parcours scolaire à l’éducation des adultes après le secondaire.
Qu’est-ce qui t’a motivé à reprendre tes études en FGA ?
Je souhaitais obtenir mon diplôme d’études secondaires (DES) afin de me donner plus d’options et d’ouvrir des portes pour l’avenir. Sans celui‑ci, je savais que mes possibilités seraient limitées.
As-tu rencontré des défis ou des obstacles dans ton parcours scolaire ? Comment les as-tu surmontés ?
Oui, surtout vers la fin du parcours. Il ne me restait que le français à compléter, une matière avec laquelle j’avais beaucoup de difficulté. J’étais découragé. C’est toutefois mon père qui m’a encouragé à persévérer. Il m’a simplement dit : « Il ne t’en reste presque plus. Avec ton secondaire 5, tu pourras tout faire par la suite. » Ces mots m’ont donné le coup de pouce dont j’avais besoin pour continuer.
Quel rôle ont joué tes enseignants et les membres du personnel dans ta persévérance et ta réussite ?
Leur soutien a été essentiel. Tous les enseignants ont contribué à ma réussite, mais une personne a particulièrement marqué mon parcours : Marie‑Jo Péloquin. Sur mes examens, elle me laissait souvent de petites notes pour m’encourager et me rappeler que tout irait bien. Ces gestes faisaient une grande différence.
Je pense aussi à Nancy Larocque, technicienne en éducation spécialisée, que j’allais souvent voir lorsque je terminais un livre. Ses encouragements me motivaient énormément et me donnaient la motivation nécessaire pour continuer.
Y a-t-il un moment marquant ou une réussite dont tu es particulièrement fier depuis ton retour aux études ?
Lorsque j’ai terminé mon cours d’histoire, c’était un moment marquant pour moi. J’avais échoué cette matière à deux reprises au secondaire. À l’éducation des adultes, j’ai donc pris la décision de me concentrer exclusivement sur ce cours pour commencer afin de mettre toutes les chances de mon côté. J’ai fait preuve d’assiduité : je manquais rarement les cours et je m’investissais pleinement dans mon apprentissage. Finalement, j’ai réussi l’examen. Cette réussite a représenté une véritable victoire personnelle.
Quelles sont les ressources ou les stratégies qui t’aident à rester motivé et à persévérer ?
Avoir un objectif clair m’a grandement aidé à rester motivé.
Quel conseil donnerais-tu à une personne qui hésite à retourner aux études ?
Je lui conseillerais avant tout de se fixer un objectif clair afin de garder sa motivation. Je lui dirais aussi qu’obtenir son secondaire 5 ouvre beaucoup plus de portes et offre davantage d’options pour l’avenir.
Quels sont tes objectifs pour l’avenir, que ce soit sur le plan académique ou professionnel ?
Je veux faire un DEP en électricité et possiblement aller travailler chez Hydro‑Québec.
En quelques mots, que représente pour toi la persévérance scolaire ?
C’est de ne pas lâcher, de travailler fort pour atteindre ses buts. J’ai toujours persévéré et je suis fier de mon parcours.